Baptiste Ventadour

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Baptiste Vendatour "Que reste-t-il ?"

Que reste-t-il ?

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Baptiste Ventadour

On croit l’avoir toujours entendu alors que Baptiste Ventadour a vingt et un ans. Pourtant, quand il chante On va tenter la vie en grand pour la beauté du geste, c’est une évidence absolue. L’élan folk irrésistible d’une douze cordes, la clarté des émotions, la ferveur d’une voix de bluesman juvénile, la limpidité des intentions.

Ses chansons semblent courir dans une rue de village, de bistrot en bistrot, dans une nuit à guitares, sur un quai en attendant le train… Des chansons qui prennent la main, qui se partagent d’instinct, qui sont prêtes à tracer la route. Ce n’est pas étonnant que Denis Clavaizolle, l’historique compagnon de route de Jean-Louis Murat, se soit penché sur les arrangements des chansons de Baptiste Ventadour, tantôt tournerie pop-rock (Que reste-t-il ?), tantôt tango ivre (Zoé), hymne mi-folk mi-alterno (La feuille) ou célébration familiale (Merci)…

On devine facilement qu’il a eu « le cerveau retourné » par la guitare de John Butler sur Ocean, qu’il a écouté de l’alternatif français, qu’il envie la liberté de la beat generation… On sent aussi que son rapport au monde ne s’est pas construit entre barres d’immeubles et RER. Il vient d’« une des plus grandes villes de Corrèze – ce qui fait une toute petite ville : Ussel ».

La Corrèze, c’est la vie en prise directe sur les défis climatiques, sur une certaine manière d’appréhender le rapport à l’humain – forcément plus proche, forcément plus profond. Baptiste grandit dans les parages d’une dynamique école de musique et avec un frère de dix ans son aîné, qui est musicien avant de devenir illustrateur. Bain naturel de musiques… Première jeunesse avec Bob Dylan, Thomas Fersen, Aretha Franklin, Bob Marley… Quand il commence à jouer, vers treize ans, il découvre le grunge des années 1990, Neil Young et l’héritage brassenso-brélien. « Un capital musical basique » auquel il ajoute beaucoup d’électro et de dub.

À quatorze ans, il est guitariste d’un groupe de lycée. Comme il n’y a pas de chanteur, il s’y met. « J’avais envie de ressembler à des voix que j’aime. Comme j’écoutais beaucoup de Kurt Cobain et de Louis Amstrong, j’ai pris un timbre éraillé qui a fini par ne plus me quitter. Depuis des années, je chante naturellement de cette manière. »

C’est aussi l’époque où il commence à se dire qu’il ne veut pas faire autre chose que de la musique. Pourtant, il dessine, prend des cours de théâtre, rêve de cinéma. Il suit deux ans de formation de technicien audiovisuel tout en composant des BO de courts métrages ou de documentaires. Mais il a trop envie de musique. Il travaille un peu dans un magasin puis il plaque tout.

Pendant des mois, il va jouer et chanter dans la rue. À Sarlat, où la ville encadre l’activité des buskers, dans des bourgades de Dordogne, à Clermont-Ferrand où les trottoirs sont à qui les prend… « Quand on joue dans la rue, il faut arrêter les gens qui passent. Et être le plus complet possible pour qu’ils restent. » Il fait alors le choix de la 12 cordes, aux possibilités harmoniques très larges. Et il se fixe des percussions aux pieds, comme les musiciens vagabonds du folk américain.

Là se forgent ses compositions, immédiatement testées devant le public le plus distraitement exigeant. Une école d’efficacité où se polissent le talent et l’assurance. Tout s’enchaîne. Les ateliers d’Astaffort où il collabore avec le légendaire Jean Fauque, les Inouïs du Printemps de Bourges qui le sélectionnent, l’engagement pour les premières parties des tournées de Claudio Capéo et Eiffel… Entretemps, Baptiste Ventadour a été repéré par Melodyn, producteur corrézien aux horizons larges (Aufgang, Morgane Imbeaud, A2H, Marie Modiano…), séduit par l’évidence de son folk généreux. Le label Play Two entre dans l’aventure, le chanteur des rues s’affirmant sans mal comme un espoir flagrant de la scène française. Comme dans un roman de la beat generation.

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